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15 décembre 2005
Nouvelle Lesbian & Gay Pride
pour 2006 : la LGP Région Centre
Pré-calendrier 2006
La Coordination InterPride France (CIF) est heureuse de vous
annoncer la création d'une nouvelle marche de revendications
lesbienne, gaie bi et trans : la Lesbian & Gay Pride Région
Centre, à Tours.
La Lesbian & Gay Pride Région Centre est le fruit
d'un échange entre la CIF et des individus engagés
dans la vie associative gay tourangelle qui ont organisé
une assemblée générale constitutive il
y a un mois.
Ce faisant la CIF remplit son rôle de coordination et
de facilitatrice d'organisation de marches à travers
la France par le partage de son expérience et de ses
conseils. La CIF tient également à souligner l'engagement
et la disponibilité de l'association Quazar, organisatrice
de la marche à Angers, qui a également su épauler
et rendre vivante une dynamique régionale pour la création
de cette nouvelle association.
Date de la première marche à TOURS, le 20 mai
2006.
Lesbian & Gay Pride Région Centre
14, impasse Grallepoix
37530 NAZELLES NEGRON
Alexandre Couteau, président.
02 47 57 53 08 | 06 83 10 04 45
lgpregioncentre@homologays.com
www.homologays.com/lgpregioncentre.htm
PRE-CALENDRIER DES MARCHES 2006
Non exhaustif. D'autres villes viendront
s'y ajouter.
Angers
|
13 mai |
| Biarritz |
17 juin |
| Lille |
3 juin |
| Lyon |
17 juin |
| Metz |
3 juin |
| Montpellier |
3 juin |
| Nantes |
3 juin |
| Paris |
24 juin |
| Strasbourg |
17 juin |
| Toulouse |
17 juin |
| Tours |
20 mai |
26 novembre 2005 | HOMMAGE A PIERRE SEEL
Une figure emblématique de la reconnaissance de la déportation
homosexuelle s'est éteinte
Communiqué commun des associations
Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH)
Coordination InterPride France (CIF)
Fédération des Centres LGBT
Inter-LGBT
Nos associations expriment leur très vive émotion
à l'annonce du décès de Pierre Seel, survenu
dans sa 82e année, et assurent les siens de leur sympathie
et de leur soutien dans cette épreuve.
Nous reconnaissons en Pierre Seel une figure emblématique
de la reconnaissance de la déportation homosexuelle,
perprétrée par le régime nazi pendant la
Seconde Guerre mondiale. Avec lui disparait Ie seul déporté
français pour homosexualité ayant osé porter
témoignage.
Nous rendons hommage au courage de Pierre Seel qui témoigna,
en 1982, dans des conditions douloureuses, de sa déportation
à l'âge de 17 ans au camp de Schirmeck en Alsace,
région dont il était originaire.
Les tortures qu'il subit et la mise à mort de son ami
Jo, dans une mise en scène d'une barbarie inouïe,
l'avaient profondément marqué dans sa chair. Rencontrer
Pierre Seel c'était entrer en contact avec une plaie
encore à vif et une volonté de vivre pour porter
témoignage et réparer un oubli dont il était
la victime avec tant d'autres.
Pierre Seel s'est donc éteint paisiblement dans son
sommeil, dans la nuit de jeudi à vendredi 25 novembre,
à Toulouse, nous léguant la mémoire de
son martyre à travers qui il était, dans la gentillesse
et la disponibilité, nous permettant de savoir qui nous
sommes et d'où nous venons, sans toutefois que la Nation
lui ait rendu un hommage mérité.
Nous nous inclinons devant la peine des enfants, de la famille
de Pierre Seel et tenons à exprimer toute notre affection
à Eric Feliu, son compagnon de tous les instants qui
l'aura accompagné jusqu'à son dernier souffle,
ainsi qu'à Jean Le Bitoux avec qui il noua de solides
liens d'amitié et d'affection, suite à la création
du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH),
en 1989, et l'écriture commune du livre "Moi Pierre
Seel, déporté homosexuel" (1994, Calmann-Lévy).
Conformément à la volonté de la famille
de Pierre Seel, cette cérémonie de sépulture
conservera un caractère privé, sans fleurs ni
couronnes. Les personnes souhaitant assister à la cérémonie
le pourront, exprimant leur sympathie à sa famille par
leur présence à titre individuel, dans le recueillement.
Cérémonie lundi 28 novembre, à 9h30, en
l'église des Dominicains, 1, allée Lacordaire
(chemin des Maraîchers), à Toulouse, suivie de
l'inhumation au cimetière de Bram, dans l'Aude.
Nous invitons celles et ceux qui auraient souhaité être
présent-e-s et qui ne le pourront pas, quelle que soit
leur confession ou philosophie, à être en union
de pensée ou de prière avec les enfants, la famille
et les amis de Pierre Seel.
Bruno Gachard,
président du Mémorial de la Déportation
Homosexuelle
06 87 46 72 13 bgachard@hotmail.com
www.triangles-roses.org/actualite.html
Stéphane Corbin,
président de la Coordination InterPride France
Matthieu Chaimbault,
porte-parole de la Federation des Centres LGBT
Alain Piriou,
porte-parole de l'Inter-LGBT
23 août 2005 | Pendaison de deux
homosexuels le 28 août prochain, en Iran
Philippe Douste Blazy, ministre des Affaires étrangères,
députés et sénateurs des groupes d'amitié
franco-iranienne
saisis pour obtenir la grâce de ces deux hommes
La Coordination InterPride France, à l'instar d'un collectif
d'associations LGBT françaises et internationales, est
inquiète pour la vie de deux hommes qui seront exécutés
en Iran, le 28 août prochain à Arak, en raison
de leur homosexualité.
La Coordination InterPride France vient de saisir Philippe
Douste Blazy, ministre des Affaires étrangères,
ainsi que les députés et sénateurs des
groupes d'amitié franco-iranienne afin que la France
condamne ces pratiques de l'Etat iranien, demande et obtienne
la grâce de ces deux hommes.
Lettre adressée
par fax à Philippe Douste Blazy, ministre des Affaires
étrangères
Monsieur le ministre,
Notre association, à l'instar d'un collectif d'associations
LGBT françaises et internationales, est très inquiète
pour la vie de deux hommes qui seront exécutés
en Iran, le 28 août prochain à Arak, en raison
de leur homosexualité.
Nous sommes également étonnés de votre
silence quant à ces affaires en Iran. Il serait déplacé
que la France fasse entendre sa voix, par vos interventions,
seulement sur des questions liés à la reprise
de l'enrichissement de l'uranium en Iran tout en restant muette,
voire dans un silence assourdissant, sur des questions en rapport
avec la violation des droits de l'Homme et la survie des minorités
sexuelles dans ce même pays.
L'Etat iranien a fait pendre Mamhoud et Ayaz, deux jeunes de
16 et 18 ans, en place publique, à Mashad, le 18 juillet
dernier, officiellement pour avoir violé, il a presque
deux ans, un adolescent de 13 ans à l'époque des
faits.
Les 28 août prochain à Arak, Farbod Mostaar et
Ahmad Chooka, âgés de 27 ans, seront pendus pour
avoir officiellement violé un autre jeune de 22 ans dont
le père est officier dans l'armée iranienne.
En Iran, les exécutions à l'encontre des homosexuels
se multiplient sous l'accusation de viol ce qui permet l'application
de la peine de mort comme arme de contrôle social contre
les minorités sexuelles, dont les femmes.
L'Iran doit respecter le moratoire qu'elle a signé, et
pourtant violé à maintes reprises, stipulant qu'elle
s'engageait à ne pas exécuter de mineurs à
l'époque des faits qui leur sont reprochés.
L'Iran, après la Chine, est le pays du monde qui exécute
le plus de condamnés dans des conditions effroyables
et sordides.
Dans tous ces cas, l'homosexualité des personnes est
un élément aggravant qui les conduit à
la pendaison.
Face à ses atteintes aux Droits de l'Homme, nous vous
sollicitons afin de bien vouloir agir pour que la France :
- condamne officiellement ces pratiques, demande et obtienne
des autorités iraniennes la grâce de ces deux hommes,
- obtienne de l'Iran le respect scrupuleux du moratoire qu'elle
a signé, s'engageant à ne pas exécuter
de mineurs à l'époque des faits qui leur sont
reprochés,
- obtienne de l'Iran le décriminalisation de l'homosexualité,
- obtienne de l'Iran l’abolition de la peine de mort.
Monsieur le ministre, la torpeur de l'été ne doit
pas nous faire oublier que des hommes et des femmes, particulièrement
en Iran mais aussi au Nigeria et dans neuf pays, risquent leur
vie en raison de leur orientation sexuelle et que la vie de
deux hommes se joue dans quelques jours en Iran.
Dans l’attente de votre réponse,
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’expression
de nos sentiments respectueux et déterminés.
8 août 2005 | En Iran, l’homosexualité
est un crime puni de mort
Communiqué commun des associations :
Académie Gay & Lesbienne, ARDHIS, Act Up-Paris,
AGLA France, C’est l’ bouquet!, Collectif contre
l’homophobie, Commission LGBT des Verts, Coordination
InterPride France, Coodination Lesbienne en France,
Centre lesbien, gai, bi & trans de Paris et Ile-de-France,
Ensemble contre la peine de mort, Homonormalités, Interassociative
lesbienne, gaie, bi et trans, Panthères roses, Soeurs
de la Perpétuelle Indulgence (couvents de Paname et
d’Atlantique Sud), Solidarité Internationale LGBT,
SOS Homophobie
En Iran, deux adolescents âgés de 16 et 18 ans
ont été pendus le 19 juillet dernier, sur la place
publique d’Edalat (Justice) dans la ville de Mashhad au
nord-est du pays.
Ces deux garçons, mineurs au moment des faits, ont été
condamnés pour le viol d’un adolescent de 13 ans,
mais d’autres sources indiquent qu’en fait ils ont
été exécutés en raison de leurs
pratiques homosexuelles. En fait, tout porte à croire
que le caractère homosexuel des actes reprochés
a été un élément déterminant
dans la sévérité des peines prononcées
et dans leurs exécutions. Ces assassinats légaux
s’inscrivent parfaitement dans la politique de répression
et de haine homophobe de l’État iranien.
En outre, en exécutant ces deux adolescents, âgés
de 14 et 16 ans au moment des faits, l’Iran enfreint gravement
- une fois de plus - le droit humanitaire international. En
tant qu’État partie au Pacte international relatif
aux droits civils et politiques et à la Convention des
droits de l’enfant, l’Iran s’est, en effet,
engagé à ne plus exécuter des personnes
mineures.
« Ces exécutions sont inacceptables, dégradantes
et inhumaines, et nous sommes très inquiets quant à
l’évolution de la situation des droits humains
en Iran » a déclaré le collectif d’associations
qui vient de solliciter un rendez-vous auprès de l’ambassadeur
d’Iran en France, afin de lui faire part de son indignation
et de ses préoccupations. La peine de mort est une arme
de contrôle social inadmissible qui frappe particulièrement
les femmes et les minorités sexuelles.
Pour dénoncer la peine de mort et la pénalisation
de l’homosexualité en Iran, notre collectif d’associations
appelle
à un rassemblement
le jeudi 11 août
à PARIS
: 19h sur la place Edmond Michelet (parvis de
Beaubourg)
à MONTPELIER : 12h
sur la place de la Comédie (Trois Grâces)
à LONDRES : 13h au 16 Prince’s Gate.
Nous exigeons des autorités iraniennes la dépénalisation
de l’homosexualité entre adultes consentants et,
dans cette attente, la libération des toutes les personnes
détenues ou condamnées uniquement du fait de leur
orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
Nous exigeons de l’Iran le respect rigoureux de ses engagements
internationaux en matière de droits humains.
Nous exigeons l’abolition de la peine de mort en Iran.
Le collectif demande également aux autorités
françaises qu’elles condamnent officiellement ces
exécutions, qu’elles respectent scrupuleusement
le droit d’asile des personnes issues de minorités
sexuelles et qu’elles restent extrêmement vigilantes
et fermes face à l’homophobie dans le monde.
9 pays condamnent encore l’homosexualité
à la peine capitale ! Iran, Arabie Saoudite, Afghanistan,
Mauritanie, Soudan, Nigeria, Yémen, Pakistan, Emirats
Arabes Unis.
«
Pas d’homo à l’échafaud ! »
: signez
ici la pétition d’Ensemble contre la peine de mort.
Contact presse :
Héloïse Baudienville, 01 47 07 61 60, Ensemble contre
la peine de mort, hbaudienville@abolition.fr
Philippe Colomb, 06 89 85 31 09, Solidarité Internationale
LGBT, philippe.colomb@si-lgbt.org
26 mai 2005 | ACTION CAPLETON
demande d’annulation des concerts
de Capleton à la veille du démarrage des marches
2005
La mobilisation pour obtenir l’annulation des concerts
de Capleton en France prend de l’ampleur depuis l’alerte
lancée par Ex-AEquo à Reims et l’entrée
en action d’autres associations, entre autres, le Collectif
contre l’homophobie de Montpellier, l’Inter-LGBT
et la CIF.
La Coordination InterPride France (CIF) lance un appel à
mobilisation aux marches 2005, qui débutent demain 28
mai à Angers et Reims, et s’achèveront le
2 juillet à Marseille, pour protester contre la présence
de ce chanteur, aux textes prônant la haine et le meurtre
des homosexuels, en vue d’obtenir l’annulation de
l’ensemble des 10 dates restantes.
En plus de la condamnation publique dans la rue dès demain
à Angers et Reims, la CIF entend faire pression sur les
pouvoirs publics et les organisateurs locaux pour l’annulation
de cette tournée.
La Coordination InterPride France lance « ACTION
CAPLETON » en proposant à la une de son
site, en collaboration avec le Collectif contre l’homophobie
et l’Inter-LGBT, un ensemble de méthode, argumentaires
et communiqués de presse à destination des individus
et des associations locales qui souhaitent agir.
Rendez-vous sur www.interpride-france.com
A, à peine plus d’une dizaine de jours de la Journée
mondiale de lutte contre l’homophobie, voici une occasion
unique de démontrer notre ferme détermination
à l’encontre des incitateurs à la haine
et au meurtre homophobes, en témoignant notre solidarité
aux homosexuels jamaïcains victimes de ce délit
incontestable, désormais passible en France de peines
prévues dans la loi sur la Halde, luttant contre l'homophobie,
votée en décembre 2004.
Bonnes et belles marches militantes 2005.
Solidairement vôtre.
25 janvier 2005 | Soutien aux huit militants d'Act Up
La Coordination InterPride France (CIF) signe l'appel à
rassemblement, le jeudi 27 janvier à 10h, devant le Palais
de justice de Paris en soutien aux huit militants d'Act Up poursuivis
pour le zap du Palais de l'Elysée, le 30 novembre 2004,
veille de la journée mondiale de lutte contre le sida.
Elle invite toutes celles et tous ceux qui le pourront à
être solidaires avec les huit militants poursuivis en
étant à leurs côtés.
La CIF s'inquiète que de telles poursuites ne masquent
un procès de l'activisme d'Act Up qui dérange
par la combativité et la prégnance de ses revendications,
par ses zap non violents, non dégradants mais spectaculaires.
La CIF dénonce également les conditions de garde
à vue, tant par les propos tenus qu'envers les personnes
sous traitements antirétroviraux pour lesquelles la prise
de médicament n'a pas toujours été possible.
L'activisme n'a jamais été, n'est pas et ne sera
jamais du hooliganisme comme on tente de nous le faire croire.
Rassemblement, le jeudi 27 janvier à 10h, devant le Palais
de justice de Paris en soutien aux huit militants d'Act Up
Solidairement vôtre !